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Le patrimoine – le terme – nous est maintenant si familier qu’on en vient à oublier qu’il n’a été introduit dans le discours quotidien que vers les années quatre-vingt. Ce passage du monde du spécialiste au monde de tout le monde a coïncidé avec un élargissement de ce que recouvrait et désignait jusqu’alors la notion de patrimoine. Limitée à l’origine aux beaux-arts – musées, monuments, archéologie monumentale – elle a étendu son action pour englober de manière extensive les traces matérielles et immatérielles du passé jusqu’à y incorporer l’ensemble des productions humaines. C’est donc tout le tangible et l’intangible qui entrent aujourd’hui dans la définition du patrimoine. La nature elle-même a été prise en compte avec les paysages naturels et historiques – naturalisés par l’histoire. Les espèces vivantes et les sociétés humaines ont suivi tout naturellement.
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